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Attendre le printemps pour s'y remettre semble naturel. C'est pourtant ce qui limite le plus de cyclistes, saison après saison. Voici pourquoi.
Toute votre saison repose sur une base aérobie construite en amont. C'est elle qui vous permettra d'encaisser l'intensité plus tard, au printemps. Sauter cette étape, ou la comprimer sur quelques semaines pressées en mars, c'est se fixer un plafond que même les meilleures séances de fractionné ne pourront pas dépasser.
L'automne, sans pression de résultat immédiat, est le moment idéal pour traiter une gêne, corriger un déséquilibre musculaire ou revoir un point technique — plutôt que de composer avec en pleine montée en charge de février. Commencer tôt, c'est arriver au printemps avec un dossier clean, pas avec des soucis reportés.
Répartir l'effort sur cinq ou six mois demande beaucoup moins par semaine que de tout concentrer sur six à huit semaines avant un objectif. Moins de pression hebdomadaire, c'est moins de risque de blessure et de lassitude — et davantage de constance, qui compte plus que l'intensité brute.
C'est exactement le principe des deux premières étapes de ma méthode : bilan initial, puis profil et formule. Plus cet objectif est posé tôt, plus le plan qui en découle a de temps pour être ajusté intelligemment — plutôt que d'être improvisé dans l'urgence à l'approche de la saison.
Le cycliste qui a construit sa base dès l'automne arrive en mars pour accélérer. Celui qui commence en mars arrive pour rattraper. Ce n'est pas une question de talent, c'est une question de calendrier — et c'est la seule variable qui ne coûte rien à anticiper.
Envie de poser les bases dès maintenant plutôt qu'en mars ?
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