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La trêve n'est pas une pause dans votre progression — c'est le moment où elle se construit. Voici comment j'organise cette période avec les cyclistes que j'accompagne.
La tentation, à la rentrée, c'est de lever le pied complètement en attendant le printemps. Erreur : c'est justement maintenant que se construit la base sur laquelle toute votre saison va reposer. Un cycliste qui garde un minimum de régularité entre octobre et février part au printemps avec plusieurs semaines d'avance sur celui qui a tout arrêté.
L'essentiel du volume de cette période doit rester en endurance — une allure où vous pourriez tenir une conversation. C'est ce travail, discret et peu spectaculaire, qui développe la capacité de votre corps à utiliser l'oxygène et à brûler les graisses comme carburant : la vraie fondation de la performance.
Pas question de viser la forme de pointe en plein hiver — gardez ça pour la période de compétition. Mais une séance par semaine avec un peu d'intensité (tempo ou sweet spot) suffit à entretenir vos capacités hautes, sans épuiser vos réserves de récupération.
C'est LE créneau pour travailler ce qu'on néglige en pleine saison : la force, le gainage, les équilibres musculaires. Deux à trois séances par semaine suffisent pour arriver au printemps avec des jambes plus solides — c'est exactement ce que couvre ma formule Programme + Renfo.
C'est un point qu'on néglige trop souvent, et pourtant il est judicieux — je dirais même nécessaire — de le travailler dès l'hiver. L'agilité et la kinesthésie (la conscience de son corps en mouvement) améliorent directement vos aptitudes, que vous rouliez en VTT, en Gravel ou sur route. Cette partie se travaille aussi bien avec le vélo que sans lui.
Quand le temps ne s'y prête pas, le home-trainer permet de garder un contenu précis sans dépendre de la météo. C'est là que ma méthode en 4 étapes — bilan, profil, plan structuré, suivi tous les 15 jours — prend tout son sens : un programme qui s'adapte à vos séances réelles, transmis via Garmin ou Polar.
L'adaptation se fait au repos, pas pendant l'effort. Prévoyez une à deux semaines de vraie coupure dans l'hiver — vélo ou pas — plutôt que de vous forcer par culpabilité. C'est ce qui évite d'arriver cramé en mars.
Envie d'aborder cette période avec un vrai plan plutôt qu'à l'instinct ? Commençons maintenant, pas en mars.
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